Burbuja.info - Foro de economía > Foros > Burbuja Inmobiliaria > La derrota de la armada invencible
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Antiguo 04-feb-2009, 19:15
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La déroute de l'Invincible Armada, par Pierre-Antoine Delhommais - Opinions - Le Monde.fr

Tant elle éclaire de faits, parfois les illumine, on ne se lasse pas de répéter la maxime du financier américain Warren Buffett : "Quand la mer se retire, on voit ceux qui se baignaient nus." Les entreprises qui manipulaient leurs comptes, les banques qui prenaient des risques démesurés, les gestionnaires qui escroquaient leurs clients, les autorités de contrôle qui ne contrôlaient rien du tout. Tous ces pays, enfin, et leurs performances miraculeuses. Parmi eux, et pour se limiter à la seule Europe, il y avait la petite Islande, placée en tête des classements en matière de développement humain, que la crise des subprimes a fait revenir une bonne vingtaine d'années en arrière. Il y avait les trois Etats baltes, pour lesquels on ne savait plus trop, dans cette course à l'excellence, lequel il convenait de féliciter le plus. Des émeutes ont éclaté cette semaine à Riga, et ses deux voisins tremblent de connaître le même sort.

A l'intérieur même de la zone euro, deux pays suscitaient une admiration sans bornes et recevaient des éloges sans nuance : l'Irlande et l'Espagne. Le Tigre celtique est blessé, si gravement, que des rumeurs d'assistance du FMI circulent.

En Espagne, la fiesta est terminée. Un million de chômeurs supplémentaires ont été recensés en 2008, son déficit public pourrait atteindre 6 % du PIB en 2009 et l'agence de notation Standard and Poor's a placé "sous surveillance négative" la dette du pays. Autrement dit, sa solvabilité financière commence à poser problème. Une gifle pour l'élève modèle de la classe européenne, qui récoltait les accessits, récompense, nous expliquait-on, tant de sa politique économique vertueuse que des efforts accomplis par son peuple.

Que les statistiques espagnoles étaient belles ! On nous en rebattait les oreilles. Des taux de croissance presque à la chinoise, qui avaient hissé le PIB par habitant jusqu'à celui l'Italie. Qui avaient autorisé une décrue historique du chômage, dont le taux avait été divisé par trois (de 24 % en 1994 à 8 % en 2007). Qui, enfin, avaient permis au pays de dégager des excédents budgétaires confortables. Ces finances publiques assainies constituaient d'ailleurs, à Madrid, le plus grand motif de fierté. Avec un goût de revanche, celle de la Nouvelle Europe sur la Vieille Europe, de la movida sur l'immobilisme.

Avec une bonne dose de morgue aussi. José Luis Zapatero exigeait que l'"on reconsidère le rôle international" de son pays, et rappelait "la légitimité de l'Espagne à entrer dans le G8". Sans oublier les leçons de vertu budgétaire que Madrid donnait volontiers à ses partenaires, notamment aux Allemands, qui l'avaient dédaigneusement rangée, avant la création de l'euro, dans la catégorie des pays du Club Med.

A ses performances macroéconomiques époustouflantes, l'Espagne ajoutait le dynamisme de ses entreprises, de ses conquistadors, partis à l'assaut du monde, rachetant à tout-va. Non seulement l'Espagne avait une des économies les plus vigoureuses de la planète, mais elle avait aussi les banques les plus solides, les plus profitables, les mieux gérées. Avec un petit joyau, Banco Santander, qui se présentait, sans trop d'humilité, dans ses campagnes publicitaires, comme "the best bank in the world", présidée par Emilio Botin, réputé pour son flair et sa prudence. Mais voilà, Bernie (Madoff) s'est joué de "Don Emilio" : Banco Santander est exposée à hauteur de 2,3 milliards d'euros dans les fonds gérés par l'escroc américain, un record mondial. Un symbole, aussi, de la fin du mythe d'une Invincible Armada économique.

La mer, donc, s'est retirée, et l'Espagne se retrouve toute nue. On a découvert que le miracle relevait du mirage, fait d'endettement effrené et de consommation frénétique. Et surtout d'hystérie bâtisseuse, alimentée par un afflux de main-d'oeuvre immigrée bon marché et entretenue par la religion de la propriété (83 % des Espagnols sont propriétaires de leur logement). La moitié du ciment européen était consommée de l'autre côté des Pyrénées, l'Espagne édifiait chaque année autant de maisons que l'Allemagne, le Royaume-Uni et la France réunis. On a énormément construit depuis quinze ans, en Espagne. Mais, en fait, on n'a rien bâti. Rien de solide pour le futur. La productivité y est l'une des plus faibles d'Europe, l'enseignement un des moins efficaces, avec un taux d'abandon scolaire avant 16 ans de près de 30 %, un record dans les pays industrialisés.

Son marché du travail y est encore plus rigide qu'en France, selon l'OCDE, ce qui, dans la bouche de l'Organisation, n'est pas peu dire. Son retard technologique est immense, avec des dépenses de R & D qui dépassent tout juste 1 % de son PIB, contre 2,5 % en Allemagne et 3,9 % en Suède. Enfin, son manque de compétitivité se traduit par un déficit courant proche de 10 % : en d'autres temps, un tel déséquilibre aurait été sanctionné par une dévaluation de la peseta. Mais, protégée par la monnaie unique, l'Espagne, rentière de l'euro, a pu échapper au désastre monétaire.

M. Zapatero se plaît à répéter que son pays est "mieux armé que les autres" pour résister à la crise. On en est beaucoup moins sûr que lui. Mais c'est surtout l'après-crise qui doit inquiéter. Quand l'Allemagne recommencera à vendre ses machines-outils aux Chinois et à croître, l'Espagne n'aura plus d'argent pour bétonner et toujours rien à exporter. Condamnée à la stagnation peut-être pas éternelle, mais durable, faute de s'être modernisée et faute de pouvoir - politiquement - renoncer à l'euro. C'est à Berlin qu'il faudra aller pour profiter de la movida, pas à Madrid.

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Antiguo 04-feb-2009, 19:16
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(Estrofa)
No volveremos más,
a donde me dijiste "te amo",
no volveremos más,
como los otros años.

No volveremos más,
ya no vale la pena,
no volveremos más,
como los otros años.

(ESTRIBILLO) (Bis)
Capri, se acabó,
y pensar que el lugar
de mi primer amor,
Capri, se acabó,
no creo que vuelva algún día.

(Estrofa)

A veces me encantaría,
decirte que volvamos a empezar,
pero pierdo el valor,
porque sé que dirás que no.

(ESTRIBILLO) (Bis)

No volveremos más
pero yo recordaré,
la primera cita,
que tú me diste,
No volveremos más,
como los otros años,
no volveremos más,
nunca más, nunca más.

(ESTRIBILLO) (Bis)

(ESTRIBILLO) (Bis)


Que no volveremos a los años burbu dorados,c'est fini,ha salido cero,gana la banca.
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Última edición por Saturno; 04-feb-2009 a las 19:35
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Antiguo 04-feb-2009, 19:32
Avatar de Fenwis
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Traducción o resumen, please.

Nada que no sepamos. Milagro económico convertido en espejismo y no hay nada más allá del ladrillo.

El tono de satisfacción del articulista, en cambio, es difícilmente traducible. Claramente encantado de que las cosas vuelvan a su lugar.
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Antiguo 04-feb-2009, 21:07
Avatar de juancarlosb
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Son retard technologique est immense, avec des dépenses de R & D qui dépassent tout juste 1 % de son PIB, contre 2,5 % en Allemagne et 3,9 % en Suède. Enfin, son manque de compétitivité se traduit par un déficit courant proche de 10 % : en d'autres temps, un tel déséquilibre aurait été sanctionné par une dévaluation de la peseta. Mais, protégée par la monnaie unique, l'Espagne, rentière de l'euro, a pu échapper au désastre monétaire.
Mais c'est surtout l'après-crise qui doit inquiéter. Quand l'Allemagne recommencera à vendre ses machines-outils aux Chinois et à croître, l'Espagne n'aura plus d'argent pour bétonner et toujours rien à exporter. Condamnée à la stagnation peut-être pas éternelle, mais durable, faute de s'être modernisée et faute de pouvoir - politiquement - renoncer à l'euro. C'est à Berlin qu'il faudra aller pour profiter de la movida, pas à Madrid.

Su atraso tecnológico es inmenso, con un gasto en I+D que rebasa por poco el 1% de su PIB, cuando Alemania gasta el 2.5% y Suecia el 3.9%. En consecuencia su falta de competitividad se traduce en un déficit por cuenta corriente cercano al 10%: en otros tiempos este déficit hubiera sido castigado con una devaluación de la peseta. Pero, protegida por la moneda única, España, rentista del euro, ha podido escapar al desastre monetario.
Pero sobre todo es el después de la crisis lo que debe preocupar. Cuando Alemania vuelva a vender sus máquinas-herramienta a los chinos, España ya no tendrá dinero para hormigonar y como siempre nada que exportar. Condenada al estancamiento, puede ser que no eterno, pero sí duradero, sin poder modernizarse, y sin poder - políticamente - renunciar al euro. Iremos entonces a Berlín para disfrutar de la movida, no a Madrid.

No traduzco más, que siga otro, que me deprime ver como en el extranjero no les engaña ni por un momento la mierda de propaganda oficial y nos ven como realmente somos, y estamos.
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Creímos que la construcción era una industria, cuando industria es lo que se aloja dentro de las construcciones.
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Antiguo 04-feb-2009, 21:11
Avatar de Benarés
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Iniciado por juancarlosb Ver Mensaje
No traduzco más, que siga otro, que me deprime ver como en el extranjero no les engaña ni por un momento la mierda de propaganda oficial y nos ven como realmente somos, y estamos.

Si ya vi hace bastantes meses que en temas económicos valía la pena echar un vistazo a la prensa internacional
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  #9 (permalink)  
Antiguo 04-feb-2009, 21:29
Avatar de Harold Alexander
ir-
 
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Lo cual no quita para que el jodido gabacho se esté regodeando en nuestra desgracia: hace 20 años nos tumbaban los camiones, y hoy se ríen de nuestra ignavia.
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Originalmente Escrito por Harold Alexander:

"Nos tienen envidia porque España ostenta en sí las mejores características de los demás países europeos: sueldos portugueses, precios alemanes, impuestos suecos, corrupción búlgara, honradez rumana, política italiana, banca albanesa, sanidad británica y engreimiento francés."



http://nuncafollistas.minitroopers.es
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Antiguo 04-feb-2009, 21:50
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Niño entre el Centeno
 
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Si , yo tambien me he leido el articulo y se intuye cierto regodeo en la situacion actual de España , incluso cierto revanchismo. Estoy seguro de que este tio "nos tenia ganas". Sin embargo todo lo que dice es cierto. Aqui lo hemos venido diciendo desde hace años: el modelo de crecimiento español no tenia bases solidas y rozaba lo patetico al estar basado en dos sectores de bajisimo valor añadido y cualificacion profesional: la construccion y el turismo masivo barato.

La persona que escribe el articulo no hace mas que mostar la misma actitud que aqui nosotros mismos hemos tenido con los ridiculos y odiosos nuevos ricos que en cuanto han tenido algo de dinero han ido rapido a comprarse un Cayenne para demostrarle a todo el mundo que ya no eran unos muertos de hambre.

Pues bien , en Europa nosotros habiamos sido durante todos estos años esos antiguos muertos de hambre que ahora paseabamos de forma prepotente y hortera el Porsche Cayenne. Y ahora muchos no pasan factura.

El unico consuelo que me queda es que la crisis sea tan dura para España que de toda la mierda que tengamos que tragarnos salga algo mejor , cosa que por otra parte tampoco es tan dificil dado el patetico modelo de crecimiento en que nos hemos basado como minimo desde el 86 y muy especialmente desde el año 95.
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