Rue Pont-au-Choux, Paris 3e Archives, 1.980 €, 11.430 €
Rue Saint Antoine, Paris 4e Arsenal, 2.096 €, 11.140 €
Rue de Savoie, Paris 6e Monnaie / Odeon, 3.500 €, 13.750 €
Rue Cler, Paris 7e Gros-Caillou, 2.700 €, 12.420 €
Avenue Mac-Mahon, Paris 17e Ternes, 2.300 €, 9.150 €
Rue Condorcet, Paris 9e Rochechouart, 1.700 €, 8.850 €
Rue Amelot, Paris 11e Saint Ambroise, 1.980 €, 8.460 €
Avenue du Général-Leclerc, Paris 14e Montparnasse, 2.280 €, 10.020 €
Parc Monceau, Paris 17e Plaine Monceau, 2.740 €, 10.190 €
Avenue de Clichy, Paris 17e Epinettes, 2.100 €, 7.670 €
Rue de Trétaigne, Paris 18e Clignancourt, 1.520 €, 7.400 €
Ménilmontant, Paris 20e Belleville, 1.520 €, 7.120 €
Gambetta, Paris 20e Pere Lachaise, 2.280 €, 7.550 €
A Paris, l'affaire est au coin de la rue
10/10/1996
Avec des baisses de 30 à 40%, la capitale est de nouveau accessible. L'Express vous guide à travers ses 80 quartiers
Paris à moins de 10 000 F le mètre carré. Qui aurait pu l'imaginer en 1990, quand le prix moyen dépassait les 25 000 F? Ni les spéculateurs, qui ont disparu du marché, ni les ménages, qui ont dû quitter la capitale, faute de moyens. Car, en six ans, les prix ont chuté de 30 à 40% - dont plus de 8% pour le premier trimestre de l'année 1996, selon la chambre des notaires de Paris. Il suffit parfois de traverser la rue pour que les prix dégringolent. Cette promenade à travers les 80 quartiers de Paris proposée par L'Express permet de s'en apercevoir.
Si, entre le Palais-Royal et les Halles, le Ier arrondissement dispose de peu d'offres, ce qui permet aux prix de se maintenir, le IIe est déjà moins cher: un petit trois-pièces rue Blondel a ainsi été proposé à 320 000 F! En revanche, le Marais attire toujours autant. Au IVe arrondissement on aura tout intérêt à préférer le IIIe, nettement moins onéreux. Ainsi, ce 45 m2 au troisième étage sans ascenseur, rue du Pont-aux- Choux, s'est négocié à 13 000 F le mètre carré. Côté IVe, les prix restent très élevés autour de la place des Vosges. Quoiqu'un 40 m2 à rénover rue Saint-Antoine se soit vendu 550 000 F.
Peu de bonnes affaires au Quartier latin et à Saint-Germain. Dans les Ve et VIe les prix ont certes baissé, mais la demande y reste soutenue, notamment grâce aux Italiens et aux Américains. N'espérez donc presque rien à moins de 23 000 F. Evitez la place de Furstenberg ou la rue Jacob (VIe), qu'il faut surpayer. En revanche, choisissez la rue de Savoie, à 23 000 F le mètre carré, de préférence à la rue Dauphine, trop bruyante.
De belles occasions
Le VIIe reste l'arrondissement le plus cher de Paris. Le Champ-de-Mars n'offre pas d'appartements à moins de 23 000 F le mètre carré, mais, rue Duroc, un 40 m2 est à vendre à 500 000 F. Intéressant aussi, le quartier commerçant autour de la rue Cler (un 50 m2 rue Amélie est parti à 18 000 F le mètre carré). Le VIIIe, plus connu pour ses immeubles de bureaux, présente aussi de belles occasions, comme ce 59 m2 avenue Mac- Mahon adjugé à 900 000 F.
Paradis des jeunes cadres, le IXe arrondissement, quoique coté, est accessible: un 75 m2 rue Condorcet s'est vendu 860 000 F! Hébergeant deux gares, celle du Nord et celle de l'Est, le Xe n'a jamais vraiment séduit: les prix continuent à chuter autour de la porte Saint-Denis, pour descendre parfois sous la barre des 10 000 F. S'installer du côté du canal Saint-Martin est préférable: pour 1 million de francs, on peut faire de jolies acquisitions, comme ce trois-pièces de 70 m2.
Le XIe, jugé branché, abrite de plus en plus de jeunes ménages. Surtout aux alentours de la Bastille. Dans la rue Amelot, un 60 m2 a été proposé à 13 000 F le mètre carré. Les prix peuvent même chuter davantage rue de la Roquette, mais, si vous n'êtes pas un incorrigible noctambule, mieux vaut éviter ce type d'achat. Moins chic, mais encore meilleur marché, le quartier de la République offre ce 110 m2 à 1,35 million de francs.
Dans le XIIe, les prix des immeubles en pierre de taille de la rue de Picpus et de l'avenue Daumesnil restent raisonnables, comme celui de ce très beau 80 m2 cédé à 1,3 million. En revanche, le nouveau quartier Bercy n'a pas tenu ses promesses.
Le XIIIe regorge de micromarchés, tel celui de la Butte-aux-Cailles, où se cachent de charmantes maisons. Malgré le succès du quartier, on peut y trouver un pied-à-terre pour 13 000 F le mètre carré. Tandis que les plus hardis peuvent parier sur la nouvelle zone d'aménagement derrière la Bibliothèque de France: le producteur de cinéma Marin Karmitz ne veut-il pas en faire le nouveau Saint-Germain-des-Prés?
Le XIVe est plutôt homogène. Presque tous les prix y sont descendus au-dessous de 20 000 F, excepté à Montparnasse (de 23 000 à 25 000 F). Ainsi, un 50 m2, au troisième étage avec ascenseur, à Plaisance cherche encore preneur à 750 000 F, tandis qu'un appartement de 89 m2 en bon état, avenue du Général-Leclerc, a été vendu 1,35 million de francs, soit 15 000 F le mètre carré.
Dans l'arrondissement le plus grand de Paris, le XVe, Thierry Fabien, de Beaugrenelle Immobilier, dénombre 18 micromarchés. Charles-Michels reste très prisé, mais on peut y trouver un 70 m2 à 1 250 000 F. En revanche, le Front de Seine est passé de mode: le prix du mètre carré dans les tours est tombé de 35 000 F en 1990 à 18 000 F en 1996.
Des records de baisse
Plus dure sera la chute! Le XVIe arrondissement, porté aux nues il y a six ans, a subi une énorme décote. Et les prix (de 13 000 à 25 000 F le mètre carré) y dégringolent encore aujourd'hui. Alors, pour ceux qui apprécient le calme de ce quartier BCBG, c'est le moment d'acheter. Si vous cherchez un grand appartement, le quartier en est rempli. Et ceux qui proposent des logements de 300 m2, de qualité moyenne, sont obligés de les brader à 11 000 F le mètre carré. Les deux-pièces, moins nombreux, se négocient, en haut de l'avenue Mozart, à 700 000 F.
Quel rapport entre la plaine Monceau et l'avenue de Clichy? Elles font toutes les deux partie du XVIIe. C'est d'ailleurs leur seul point commun. En effet, si les prix des beaux appartements autour du parc Monceau ont baissé (de 18 000 à 25 000 F), ceux de l'avenue de Clichy restent à 14 000 F maximum. Dans le quartier des Batignolles, les prix ont perdu 10% en 1996. Même le square des Batignolles (23 000 F le mètre carré), très demandé, est en train de chuter. Profitez-en! Un 70 m2, au premier étage, a été récemment vendu 1 million de francs!
Pour les plus désargentés, rien ne vaut le XVIIIe, avec des prix au-dessous de 10 000 F le mètre carré. Un grand deux-pièces rue de Trétaigne acheté 805 000 F en 1992 s'est revendu 450 000 F en 1996! La Goutte-d'Or est encore plus abordable. Mais risqué!
La Villette ou les Buttes-Chaumont? Il faut de préférence opter pour le deuxième quartier, toujours coté, malgré l'érosion des prix. Désormais, pour 1,7 million, on peut s'offrir un superbe 120 m2 au coeur des Buttes.
Le XXe arrondissement bat des records de baisse. Tant mieux pour les Parisiens amoureux de Ménilmontant: les logements s'y achètent entre 7 000 et 10 000 F le mètre carré. C'est aussi l'occasion pour ceux qui rêvent de posséder une maison d'en acquérir une à moins de 14 000 F le mètre carré. Enfin les amateurs de pierre de taille bon marché iront s'installer à Gambetta, où un 55 m2, au quatrième étage avec ascenseur, a été vendu 840 000 F... A Paris, peut-être plus qu'ailleurs, c'est le moment d'acheter.
Dios, y luego decis todos que los pisos no son inversión nunca...
Haber invertido tu riqueza en pisos en París en 1996, con la deflación que hay hoy por hoy = multiplicar por 5 tu riqueza...
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¿Por qué son bellos los números? Es como preguntar por qué es bella la novena sinfonía de Beethoven. Si no vés por qué, nadie te lo puede decir. Yo sé que los números son bellos. Si no lo son, entonces nada lo es.
Paul Erdös
Hay un pedazo de burbuja inmobiliaria en Francia, y especialmente en París. Hasta hace poco nuestros vecinos no tenían deducciones fiscales por compra de vivienda, y Sarkozy, el amigo de las constructoras y de los bancos, introdujo un par de medidas en este sentido.
Pero la diferencia con España es que en Francia los criterios de los bancos para dar hipotecas son y han sido más estrictos, además los tipos son fijos (unos 3,5% hoy en día para un buen perfil).
Estos 2 usuarios dan las gracias a Zombie por su mensaje:
Repito que estos precios son despues del COLAPSO del mercado inmobiliario frances, cuando los precios bajaron en algunos casos hasta el 50% incluso en Paris (como algunos de los ejemplos del articulo) entre el 93 y el 96.
Creo que no hace falta traduccion:
Pour les plus désargentés, rien ne vaut le XVIIIe, avec des prix au-dessous de 10 000 F le mètre carré. Un grand deux-pièces rue de Trétaigne acheté 805 000 F en 1992 s'est revendu 450 000 F en 1996!
Comprado en 1992 por 122.000 euros, revendido en 1996 por 68.000.
Estos usuarios dan las gracias a guajiro por su mensaje: